Sat Aug 12, 2017 2:43PM
Système de défense antiaérienne Bouk-M2E. ©Sputnik
Système de défense antiaérienne Bouk-M2E. ©Sputnik

Eu égard à l’escalade des tensions entre Pyongyang et Washington, Moscou a renforcé son système de défense antiaérienne dans la province de l’Extrême-Orient.

Selon le journal en ligne russe Gazeta.ru, les forces aériennes et la défense antiaérienne russes sont en état d’alerte dans la région russe de l’Extrême-Orient, près de la frontière avec la Corée du Nord, pour assurer entièrement la sécurité sur les frontières de l’Est en cas de tir de missile par Pyongyang.

Ces mesures ont été adoptées par Moscou après que le ton a monté de manière sans précédent entre les responsables américains et nord-coréens.

Le sénateur et ancien président de la Commission de la défense et de la sécurité au Sénat russe, Viktor Ozerov, a abordé le sujet le vendredi 11 août pour dire :

« Dans la conjoncture actuelle, ce qui se passe dans la péninsule coréenne inquiète beaucoup la Russie. Il va sans dire que des mesures supplémentaires et nécessaires ont été adoptées afin d’assurer la sécurité du pays. Dans ce droit fil, la présence des forces aéronautiques et de défense antiaérienne russes a été renforcée dans la région de l’Extrême-Orient, près de la frontière avec la Corée du Nord. »

Aux dires de ce sénateur russe, les systèmes de défense antiaérienne russes sont en état d’alerte maximum dans la région de l’Extrême-Orient, et surveillent attentivement les zones qui risqueraient d’être utilisées pour le lancement de missiles par la Corée du Nord.

Non seulement la Russie s’inquiète de l’aggravation de la situation dans la péninsule coréenne, mais la Chine aussi s’est dite préoccupée, si bien que le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les deux parties américaine et nord-coréenne à éviter de recourir à des actes provocateurs pour que la confiance soit réinstaurée et que la région connaisse une accalmie.

Pendant ces derniers jours, la tension est montée d’un cran entre Washington et Pyongyang. Le président des États-Unis, Donald Trump, a promis à Pyongyang « le feu et la fureur ».

En contrepartie, Pyongyang n’est pas resté les bras croisés face aux menaces proférées par les responsables de la Maison-Blanche. La Corée du Nord a fait part de son intention d’étudier minutieusement un plan destiné à mener des frappes balistiques en direction de l’île américaine de Guam, dans le Pacifique.