Fri Apr 14, 2017 4:37PM
Raid chimique US contre Deir ez-Zor
Raid chimique US contre Deir ez-Zor
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Selon le commandement de l’armée syrienne, un bombardement de l’aviation américaine contre un QG de Daech dans l’est de Deir ez-Zor a visé un entrepôt d’armes chimiques, ce qui a provoqué la propagation des substances toxiques dans cette région et, dans la foulée, la mort de centaines de personnes par asphyxie. 

Le communiqué de l’état-major de l’armée syrienne confirme « une violente explosion dans l’est de Deir ez-Zor » qui « a été provoquée par les chasseurs de la coalition, mercredi entre 17 h 30 et 17 h 50 contre un QG de Daech dans le quartier de Hatla ». « De nombreux terroristes de nationalité non syrienne se trouvaient dans le QG au moment du raid aérien », affirme le texte. 

Sana confirme la présence « d’un nuage blanc devenu progressivement jaune » dans la région visée, à la suite du bombardement de la coalition. Le raid a provoqué un vaste incendie qui a ravagé les locaux pendant près de trois heures. 

Le communiqué ajoute : « Cet incident montre bien que les groupes terroristes, avec à leur tête Daech et al-Nosra, détiennent des armes chimiques et qu’ils sont à même d’en obtenir d’autres et de les stocker, à l’aide des pays dont le soutien aux terroristes est bien avéré. Chaque fois que les terroristes ont eu recours aux armes chimiques, l’armée et le gouvernement syriens ont lancé une mise en garde et averti la communauté internationale. Cet incident prouve aussi la parfaite synergie qui existe entre les terroristes et leurs sponsors régionaux, synergie qui vise à accuser l’armée syrienne d’avoir recours à l’arme chimique. » 

L’état-major de l’armée syrienne réaffirme que l’armée arabe syrienne « ne possède aucune arme chimique » et met en garde contre son usage par les terroristes contre les civils : « La frappe US contre la base aérienne syrienne sous le couvert de l’attaque chimique n’a fait que fournir le prétexte nécessaire aux terroristes pour qu’ils utilisent librement des armes prohibées. »

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales, et Paul Tavernier, analyste politique, interviennent sur ce sujet.